Comment accompagner la transition écologique ?

Comment accompagner la transition écologique ? Vidéo réalisée par Miamedia from Miamedia TV on Vimeo.

Changer de système d’exploitation,

c’est possible !

 

Comment transformer une exploitation laitière en laboratoire de l’agroécologie ? C’est par ici !

Il est 9 heures, Cécile, Pierre-Olivier et Florentin ont terminé la traite de leurs vaches. Depuis près de trois ans, ils ont entamé une réflexion sur la cohérence de leur système d’exploitation. La transition vers un nouveau système plus en accord avec les atouts et les contraintes de leur territoire est en cours. Elle a entraîné la participation de nombreux acteurs de la région et constitue à ce titre un exemple de projet participatif porté par des agriculteurs en quête d’innovation.
Tout commence pour Cécile lors d’une formation sur les coûts de production réalisée avec la chambre d’agriculture.

Après analyse, Cécile découvre alors que si leur exploitation laitière affiche des hauts niveaux de lactation, elle a aussi des coûts de production plus élevés que d’autres éleveurs. Comme beaucoup leur système fourrager s’appuie largement sur la culture de maïs pour l’ensilage. Mais les rendements sont faibles dans leurs terres séchantes, et l’achat de fourrages et de concentrés, indispensables pour atteindre de hautes performances laitières, font monter les coûts.

C’est le début d’une remise en cause qui les amène, pas à pas, à repenser complètement leur système, en le tournant plus sur la valorisation de l’herbe qui est la vocation naturelle de leurs terres de côteaux. Cécile et Florentin contactent alors Véronique Bouchard, conseillère système laitier et fourrage à la chambre d’agriculture du Rhône.
ITW Véronique

Comment amorcer la transition agroécologique ?

 

Première décision, changer le système fourrager. Le système maïs-foin en place, en raison des faibles rendements du maïs, est remplacé par un système foin de meilleur qualité, garantie par un séchage en grange. Les hectares de maïs et les surfaces non valorisées sont alors transformées en prairies naturelles ou temporaires, et valorisées par des génisses et des boeufs. La seconde décision s’impose alors d’elle même.

Cécile et Pierre-Olivier décident d’opter pour une nouvelle race mixte, qui permet la production de lait et de viande : La simmenthal. Les vaches qui ne produisent plus assez de lait sont donc ensuite valorisée en circuit court dans la région lyonnaise.
Car pour s’assurer du succès de leur entreprise, les agriculteurs ont rencontré de  ombreux personnes pour accompagner leur réflexions. Quand il s’agit de réduire les intrants et d’aller vers un système plus autonome et plus sûr, il est difficile d’appliquer des techniques toutes faites sans les adapter aux spécificités de son exploitation et du territoire, comme ici le caractère séchant des terres.

L’agriculture agroécologique, c’est de la recherche

 

Les agriculteurs se font alors chercheurs et testent de nouvelles techniques. Dans cette optique, mieux vaut appartenir à un collectif de pratiques pour réfléchir à plusieurs et sécuriser ses choix.

Le changement vers un nouveau système d’exploitation n’est jamais un long fleuve tranquille, mais il peut-être couronné de succès. Après quelques mois de tâtonnements et de tests, Cécile, Pierre-Olivier et Florentin constatent que le changement de race et l’abandon du maïs diminueront leur production laitière par vache mais augmentera leurs marges. Le temps de transition, sur plusieurs années, permettra également de s’adapter au nouveau projet et d’en minimiser les risques.

Évoluer, s’adapter aux terres dont les spécificités peuvent varier, notamment avec le climat, nécessite toujours un temps de réflexion. Pas de recettes toutes faites, donc, pour mettre en place un nouveau système d’exploitation.

Chercher l’autonomie agricole pour améliorer ses marges

Les changements enclenchés par le GAEC du Mont d’or ont permis à l’exploitation de
gagner en cohérence et en autonomie dans son fonctionnement. De ce fait, elle apparait aujourd’hui engagée dans ce qu’on peut qualifier de transition agroécologique.

La prise de risque, bien réelle, devrait donc se révéler payante économiquement et
humainement. En approchant le système de leur exploitation dans sa globalité, ces
agriculteurs sont parvenus à enclencher une dynamique de changement progressif, satisfaisante économiquement, tout en valorisant mieux le potentiel de leurs terres.
Avec les variations des différents marchés économiques et les pressions environnementales et foncières, de nombreux agriculteurs pourraient bien avoir besoin
de réadapter leur exploitations aux contextes à venir.

Une vidéo réalisée par miamedia pour Vivea et Agrapole.

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